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B.Ô

 

 

 

 

Création 2007-2008

 

 

Texte et musique de

JOEL PELLEGRINI

 

 

 

« Qui disparaît renaît, on ne sait jamais où, comment et quand? Il reviendra… »

                                                                          J.P

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B.Ô

 

Création 2007-2008

 

Texte et musique de Joël Pellegrini

 

Interprétation et improvisation :

 

JOHANNA RUSU, chant soprano.

CIPRIAN OLOI, piano.

FARID MAYARA , chant, guembri et contrebasse.

JOEL PELLEGRINI, batterie et percussions diverses.

 

 

 

« C'est le fond, la matière qui influence la

créativité et non l'inverse, c'est à l'artiste de

rechercher cette matière ».

J.P

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Bande Originale ou deux initiales pour un scénario qui n'existerait que dans la tête de son auteur, cet énigmatique« B.Ô » (pièce musicale) pourrait être ce bateau fantôme que l'on découvre par temps d'épais brouillard à la lueur d'un phare !

« B.Ô » pourrait être aussi ce fil d’Ariane qui serpenterait entre une ancre bien amarrée et une bouteille jetée à la mer !

Ou bien encore« B.Ô » pourrait être cette « ombre âme » que l'on cache, que l'on perd, que l'on retrouve, qui s'échappe pour enfin à l'instant imprévu s'imposer à nous !

« B.Ô » pourrait être cette terre, « ce mystère », où l’on trouverait l’empreinte de nos lèvres fossilisées sur les rochers !

« B.Ô » pourrait être aussi cette voix intérieure qui nous interpelle, nous réveille,nous chahute, nous guide et nous invite sur une terre neuve: peut-être le temps d'une escale, le temps de reprendre une bonne bouffée d'air, bien marine.

Enfin si« B.Ô » n'était pas un message d'humanité, d’amour à décoder, il ou elle serait certainement une invitation à se laisser tout simplement voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer, voguer,  voguer, voguer                                     

 J.P

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Le bateau fantôme,

 

 

Oh rage de nos larmes devant le naufrage !

Où va ce fantôme, bateau sans visage,

« Chose » qui se trame tel un curieux présage.

Où est l’atome crochu sans rivage ?

 

 

Souviens-toi du bateau qui disparaît  dans la brume,

 de toutes ces femmes qui pleurent dans leur voile.

N’oublie pas ce bateau qui disparaît dans la brume,

Et  toutes ces femmes qui prient la sainte étoile.

 

Oh sagesse de notre âme, éclaire nos mages.

Où va ce fantôme, bateau sans visage,

« Chose » qui s’abîme comme à l’usage.

Où est la plume qui rêve de nuages ?

 

Perdu de vue, qui disparaît renaît, on ne sait jamais où, comment et quand ?

 Il reviendra…

 

 

J.P

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B.Ô « partition intérieure »

Depuis le spectacle “Cracheur de Pierre” (ma dernière création en 1998), je n’ai jamais cessé de chercher, tout en évitant le “déjà dit”, ce que j’appelle une nouvelle « partition intérieure ». C’est certainement pour cette raison (tout est relatif) que j’ai mis autant de temps à faire naître cette pièce musicale.

« B.Ô » tel un vaisseau fantôme s’est installé en moi :

-en 2002, je commençais cette création en France dans l’auditorium de l’Ecole de Musique d’Argentan avec la danseuse chorégraphe Nathalie Vallée.

- en 2005, je jouais un extrait de « B.Ô » en solo dans l’auditorium de l’Ecole Internationale de Musique et de Danse de Rabat.

Pour parler de mon travail d’écriture, de composition, je préfère le comparer à celui d’un peintre :

 - parce que je cherche le trait, la matière, la couleur, la lumière, la profondeur, le sujet, le non sujet,

- parce que je me suis retrouvé souvent bien seul devant cette toile qui ne demande qu’à vivre, qu’à exprimer.

 B.Ô « partition intérieure » s’est imposé lentement mais sûrement en moi, et ce qui était doute à la base a pu se transformer parfois en une ligne directrice. Je crois même que cette façon de me laisser aller à cet état, s’est faite en résonance avec « Cracheur de Pierre », mais aussi grâce à toutes les expériences que j’ai accumulées avec des artistes d’horizons souvent bien différents.

 

Joël Pellegrini

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TERRE

Vois-tu au loin, une terre,

 ce mystère !

Crois-tu au moins, une terre,

 légendaire !

 

Sauras-tu demain, toucher terre,

de tes mains !

Sauras-tu pour rien, baiser terre,

de tes lèvres !

 

Terre, empreinte de nos lèvres fossilisées sur les rochers !

 

 

                                                    J .P

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B.Ô quartet

 

JOHANNA RUSU, chant soprano.

FARID MAYARA , chant, guembri et contrebasse.

CIPRIAN OLOI, piano.

JOEL PELLEGRINI, batterie et percussions diverses.

 

 

Le quartet est né d’un concours de circonstance puisque au commencement il y a cette rencontre entre Johanna Rusu (chanteuse lyrique) Ciprien Oloi (pianiste concertiste) et Joël Pellegrini en 2004 sur la terre du Maroc, la terre de l’Afrique.  En dehors de la musique, tous les trois ont ce point commun autour de leur propre histoire : le déracinement. Ils connaissent bien ce qui les unit, ce qui les désunit de leur terre natale, (ce qui existera toujours, ce qui est brisé à jamais). « Avant » ne sera plus comme avant, et « Après » ne peut plus se concevoir comme avant : « La tempête a fait rage » !

Puis il y a cette rencontre magique sur la terre du Maroc avec l’artiste Farid Mayara. Farid, qui est aussi un élève dans la classe de chant de Johanna Rusu, est un  musicien bassiste autodidacte surdoué, capable de chanter un thème de jazz ou un air traditionnel gnawa ou même un air classique. C’est   tout naturellement qu’il va trouver sa place au sein du trio, amenant sa propre richesse, sa propre histoire…

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 Cet énigmatique « B.Ô » créé par Joël Pellegrini  (commencé en 2002), est pour le quartet l’occasion de se retrouver sur scène avec cette même envie, celle de nous faire partager et pourquoi pas voyager avec ce qui est pour eux, une respiration, un souffle, « leur musique ».

 

A découvrir sur scène…

 

B.Ô impro :

Les thèmes (ci-après cités) de « B.Ô » sont écrits mais le développement des compositions fait appel de la part du quartet à « l’impro ». C’est cette notion même d’improvisation qui rend « B.Ô » sur scène encore plus vivant.

 

 

B.Ô quartet  « Invité d’honneur »:

Lorsqu’il le sera possible dans la région d’accueil de la création musicale « B.Ô » et selon des conditions particulières précises imposées par l’auteur compositeur Joël Pellegrini, un cinquième musicien ou un danseur-chorégraphe ou un photographe-cinéaste (de la région d’accueil) « Invité d’honneur » viendra rejoindre le quartet. Cette quatrième personne, jouera en relief avec B.Ô quartet, en venant justement renforcer l’essence même d’une recherche omniprésente.

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DISPARITION

 

 

L'humanité toute entière est farouchement agrippée au mât d’un bateau devenu trop petit pour elle :

Il tangue, tangue, tangue…

Lentement, lentement, lentement,

il s’enfonce dans le brouillard.

Lentement, lentement, si lentement qu'à un certain moment on n'aperçoit plus qu'un spectre :

C’était juste avant sa disparition…

 

 

J.P

 

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B.Ô périodes.

Bande Originale ou deux initiales pour un scénario qui n’existerait que dans la tête de son auteur, cet énigmatique B.Ô pourrait être…

PERIODE TROUBLE :

.           MER   part 1                                                             (batterie voix)

.           VOILE                                                                      (piano voix percussions)

.           DANSE                                                                     (piano voix percussions)

.           SEPARABLES-INSEPARABLES                         (piano voix percussions)

.           DOULEUR FOLKLORIQUE                                (piano percussions)

PERIODE SOMBRE :

.           MER   part 2                                                                        (batterie percussions)

.           LE SONGE D’UNE MANTE, (OU LE MENSONGE D’UNE RELIGIEUSE) (piano  percussions)

.           DISPARITION                                                                    (piano voix percussions)

.           MER   part 3 (TEMPETE AUX 4 VENTS)                                      (batterie voix piano)

.           LE BATEAU FANTOME                                                   (piano voix percussions)

PERIODE D’ECLAIRCIE :

.           MER   part 4                                                           (batterie piano voix percussions)

.           IVRESSE                                                                  (piano voix percussions)

.           TERRE                                                                     (piano voix percussions)

.           LA MER S’EST LEVEE                                         (piano voix percussions)

.           BRISE                                                                                  (piano voix percussions)

.           MARCHE                                                                 (piano voix percussions).         

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JOHANNA RUSU, chant soprano,

 Johanna Rusu

Née à Iasi en Roumanie dans une famille d’artistes (sa mère est chanteuse d’Opéra, son père danseur à l’Opéra), elle grandit et baigne dans le cœur même de l’Opéra. A 5 ans elle commence la musique et suit des cours de piano à l’école de musique. Elle fait partie de la chorale des enfants. En 1988, elle est diplômée de l’Académie des Beaux Arts « Georges Enescu », faculté des interprétations musicales, section chant.

De 1989  à 1999 elle est Artiste lyrique soliste à l’Opéra de Iasi, Roumanie. Elle interprètera :

W.A Mozart         « Cosi fan tutte » - Fiordiligi

W.A Mozart         « Dongiovani » - Donna Elvira

W.A Mozart         « Les noces de Figaro » - Contesse

Otto Nicolai          « Les joyeuses commères de Windsor »

G. Bizet                  « Carmen » - Mickaëla

G. Puccini              « La Bohème » - Mimi

G. Verdi                  « Aida »

C’est en 1991 qu’elle rencontre à l’Opéra de Iasi le pianiste Ciprian Oloi. Tous deux préparent des récitals, des lieds et des concours.

1994        à Vienne, Johanna est finaliste au concours international de Belvedere Wetbereb.

1999          à Barcelone, elle est demi-finaliste au concours de chant « Francisco Vinas ».

De 1992 à 1996, elle est aussi soliste principale de la chorale « Animus ». (Tournées en France, en Belgique, en Italie, en Grèce, au Pays de Galles, en Suisse.

Depuis 1999, elle fait de nombreux récitals en compagnie de Ciprian Oloi sur le Maroc et sur la Roumanie, elle crée plusieurs spectacles :

-         « Amour enchanté » ; « Emotions musicales » ; « Mer, Musique, Méditerranée ».

 

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CIPRIAN OLOI, pianiste,

Ciprian Oloi

Né en 1969 à Moldavie dans une famille de musiciens (père professeur d’harmonie et mère violoncelliste). Il rencontre le piano très tôt. Dès l’âge de 6 ans, il est accepté à l’école spéciale de musique  « C. PORUMBESCU » à Chisinau (sa ville natale), où il suit des cours avec Mme. Nina KVASOVA pendant 11 ans.

En 1987, il est le premier nommé sur la liste des concurrents acceptés à l’académie de musique d’Etat de Moldavie au piano principal. Les professeurs avec lesquels il a suivi ses cours sont Mme Lidia STRATULAT et Mr Anatol LAPICUS.

En 1989, il a eu la grande chance de visiter la maison de S. RACHMANINOV et de jouer sur son piano à Ivanovka en Russie.

En 1994, il gagne une bourse pour aller aux Etats-Unis où il suivra ses études en Master avec le Dr J.Gary VOLF.

En 1995, il intègre l’Opéra de l’Etat de Iasi en Roumanie comme pianiste et en même temps pianiste accompagnateur à l’Académie des Beaux Arts « G.ENESCU ».

De là, jusqu’à 1998 il a joué de nombreux récitals et concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Iasi et  l’Orchestre Philharmonique National d’Etat de Moldavie. (Tournées réalisées en Roumanie, Italie, France).

En 1996, il a accompagné son maître : le maestro Corneliu CALISTRU, au Japon, pour des cours de Master Class d’Opéra.

En 1998 il participe au Festival International de musique de chambre au BRASOV en Roumanie.

Depuis 1999, il est installé au Maroc où il enseigne le piano. Fait marquant, il collabore avec l’Orchestre Philharmonique du Maroc. Parallèlement il donne de nombreux récitals de piano : Bach, Chopin, Liszt, Rachmaninov, Beethoven, Gounod, Mussorgsky, Handel, Bredicianu, Verdi, F.de Falia, Puccini…

 En 2005 et 2006, en collaboration avec l’association PRO ARTA et la soprano Johanna RUSU, il dirige musicalement trois créations musicales :« Amour enchanté », « Emotions musicales », « Mer, Musique, Méditerranée ».

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JOEL PELLEGRINI, auteur compositeur,                                                                                                                                                                                                                 Joël Pellegrini

Petit fils d'un tailleur de pierre, il est né à Alençon en France. Attaché à ses origines italiennes, bretonnes et normandes, il grandira et se forgera parmi les sites magnifiques des carrières de granit de Condé sur Sarthe.

Il commence la musique tôt, mais c’est à l’âge de 15 ans qu’il se passionne dans l’apprentissage de la batterie, des percussions. C’est dès cette période que le fait de composer s’impose à lui lentement mais sûrement, donnant un réel sens à sa vie. Acteur actif de la scène locale normande, Joël Pellegrini oscille entre deux univers: les créations avec des groupes ou des artistes et sa propre créativité.

Percussionniste averti, pianiste autodidacte, il se forme sur Alençon puis sur Paris. Mais il ne suit pas un cursus habituel puisqu’il s’intéresse à la batterie, aux percussions classiques ainsi qu’aux « percussions ethniques », (des mondes différents pour des approches différentes). Déjà il vit de la musique, mais c’est tout naturellement que va ressortir son esprit non-conformiste.

S’investissant dans des projets liés à la créativité, de concerts en spectacles, d'écrits en compositions,  JOEL PELLEGRINI s’inscrit corps et âme dans ce monde aussi merveilleux qu’improbable : l’Art de la Musique

 

Quelques références :

1984, diplômé des écoles Dante Agostini, Paris, (J.L.Touchard, A.Bassot).

1984, diplômé de l'institut des arts rythmiques, Paris, (Daniel Pichon).

1983 à 1985, suit le conservatoire du XI arrondissement, Paris, (Alain Bouchot).

1983 à 1985, suit les cours de percussions africaines à l’American Center, (GUEM).

2004-2007, enseigne les percussions à L’EIMD, (Ecole internationale de musique et de danse de Rabat et Casablanca).

En 2003,  il est invité pour le 14 Juillet par Mr le Président de la République Française « Jacques Chirac », à l'Elysée en tant que « jeune créateur ».

En 2004, il s’installe au Maroc. C’est aussi cette même année qu’il rencontre Ciprian OLOI et Johanna RUSU. En 2005 et 2006, il participe en tant que percussionniste, à deux créations  de Johanna Rusu : « Amour enchanté » ; « Mer, Musique, Méditerranée ».

Il obtient en 2007 le premier prix pour la composition de  musique de film au Festival National de Tanger organisé pat le CCM, centre cinématographique Marocain.

Depuis 1990 il participe en tant que musicien auteur compositeur arrangeur à l’enregistrement d’une vingtaine de CD avec des artistes différents et 2 CD de ces propres compositions.

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FARID MAYARA, chant, guembri et contrebasse.

Farid Mayara

Farid Mayara est né à Agadir en 1987. Sa mère est pianiste, sa rencontre avec la musique se fait donc dès son plus jeune âge.

Tôt il rencontre la musique Gnawa, son instrument fétiche avec lequel il est en osmose est le guembri. Mais très vite il se passionne pour la musique fusion, la world musique et l’improvisation.

Il travaille en autodidacte la basse sur des thèmes de Jazz-rock qu’il affectionne particulièrement.

Parallèlement il chante, et son incroyable voix (3 octaves) témoignage du grand sud marocain va l’emporter  vers des sonorités extrêmes et des musiques nouvelles et  improvisées.

En 2006, il intègre la classe de chant de Johanna Rusu.

Compositeur auteur interprète, il réalise son premier album fusion gnawa en 2007-2008.

En 2007, il obtient le premier prix du festival génération Mawazine avec « Mayara-band ».

En 2008, le 1er prix du boulevard des jeunes musiciens avec le même groupe.

En 2008, Farid Mayara reçoit une dotation de la part de « sa Majesté le Roi Mohamed 6 » pour son activité et sa qualité artistique au Maroc.